Aujourd’hui, un contrat d’apprentissage se conclut entre un employeur et son futur apprenti. Dans les siècles passés, les choses se déroulaient tout autrement.

Lorsque nos ancêtres souhaitaient apprendre un métier, leurs parents ou tuteurs se rendaient chez le notaire. Avec le patron, ils réglaient les différentes modalités : temps de l’apprentissage, logement, nourriture, vêtement, maladie…

Pierre Marie Guiziou, apprenti menuisier

Pierre Marie GUIZIOU vient au monde le 10 nivôse an XII, rue des halles, à Morlaix. Il est le fils de François, marchand, âgé de quarante et un ans, et de Jeanne Thomase GOLHER, du même âge.

Le jeune garçon a dix ans lorsque son père décède. La mort survient le 28 décembre 1814, à la même adresse.

Pierre, alors mineur, est placé sous la tutelle de sa mère.

Quatre ans plus tard, Pierre, alors âgé de quatorze ans, se présente avec sa mère chez Me GUILLAUME, notaire à Morlaix. Le jeune garçon souhaite devenir menuisier. Pour ce faire, il demande à François Michel LAURENCE, maître menuisier, de lui apprendre le métier.

François accepte de prendre Pierre sur une durée de trois ans. Pendant cette période, François « s’oblige de le traiter en bon maître, humainement, et comme il convient », le tout gratuitement.

De son côté, Jeanne se charge de nourrir et de loger son fils, mais aussi de l’envoyer chez son maître aux jours et heures ouvrables.

Si pour une raison ou une autre, Pierre ne peut se rendre chez François, il a l’obligation de rattraper les jours manquants, même si l’apprentissage est terminé.

Afin que Pierre puisse apprendre correctement le métier, François s’engage à lui fournir tous les outils nécessaires mais aussi de tout lui montrer, sans rien omettre.

Enfin, si Pierre ne termine pas son apprentissage, sa mère s’engage à dédommager François. Si le départ de son fils se fait la première année, elle doit régler 60 livres. Ce prix est doublé si le jeune apprenti part au bout de deux ans.

Il semblerait que Pierre ait terminé son apprentissage et soit bien devenu menuisier. Peut-être l’occasion d’un futur article !


Article écrit dans le cadre du challenge Upro-G

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