Ma Généalogie

Délibération du Conseil Municipal

Dans quelques jours, la première délibération du conseil municipal du nouveau mandat aura lieu dans chaque commune.

Pour cet article, je vais remonter le temps de cent quatre-vingt-dix-neuf ans. Nous sommes à Guimiliau, en 1827.

Un organiste pour Guimiliau

Le dimanche 20 janvier 1827, aux prônes de la grand’messe, Thomas LE MAGUET, maire de commune, convoque le conseil.

Le jeudi 25 janvier suivant, le conseil se réunit à la mairie. Il s’agit de la première délibération du conseil municipal de l’année.

Le conseil réunit Thomas, le maire ; Pierre-Yves GRALL, son adjoint ; Jean FAGOT et Charles CAROFF, les trésoriers.

Sont également présents François-Marie LE MAO, desservant ; François BELLEC, Jacques HAMON et Jean MAGUET, des membres de la Fabrique.

Le conseil municipal, le desservant et les membres de la Fabrique conviennent dans un premier temps du salaire de François-Yves LE ROUX, le nouvel organiste.

En tant qu’organiste, il aura un traitement annuel de 180 francs, payable en quatre fois. François touchera ainsi la somme de 45 francs le 1er juillet suivant, puis le 1er novembre, et ainsi de suite.

Durant ses six années de contrat, François s’engage à jouer de l’orgue, mais aussi à l’entretenir. Pour ce faire, la commune met à sa disposition un souffleur d’orgue.

De plus, François n’a pas le droit de s’absenter sans l’avis du conseil municipal. S’il souhaite prendre quelques jours de vacances, il doit donc adresser une demande auprès du conseil.

Séance du vingt-cinq janvier mil huit cent vingt-sept, en vertu de convocation faite dimanche dernier au Prône de la grand’messe.

Entre nous soussignés François-Marie Le Mao, desservant, Thomas Le Maguet, maire, Pierre-Yves Grall, adjoint, Jean Fagot père, et Charles Caroff, trésoriers, François Bellec, Jacques Hamon, Jean Maguet, membre de la Fabrique, d’une part ; et François-Yves Le Roux, organiste, demeurant en ladite commune de Guimiliau, d’autre part ;

Il a été dit et reconnu : que Nous, Maire, desservants et autres membres ci-dessus dénommés, nous nous obligeons de payer audit François-Yves Le Roux, organiste, pour toucher les orgues de l’église dudit Guimiliau, la somme de cent quatre-vingt francs par an, payable en quatre paiements égaux de quarante-cinq francs chaque, pour le premier paiement être fait le premier juillet prochain et ainsi continuer de trois mois en trois mois, pendant le cours du présent. Le dit Le Roux s’engage aussi et s’oblige de toucher et d’entretenir ledit orgue pendant le temps de six années consécutives et de le rendre à la fin des six ans en état de réparations, sans aucune indemnité de la part des soussignants. Il ne pourra s’absenter aussi sans la permission du conseil qu’il sera tenu de demander. Nous nous obligeons aussi de lui fournir un souffleur. […]

L’orgue

L’orgue de Guimiliau est construit entre 1675 et 1680, par Thomas Dallam. D’origine britannique, il est issu d’une famille de facteurs d’orgues.

Il s’agit de la plus belle pièce de l’église.

L’orgue fut restauré en 1939, dans les années 80 et plus récemment encore entre 2023 et 2025. Cette année, quand la météo le permettra les derniers accords seront faits.

Pour voir des photos de l’orgue, c’est par ici .

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